Et voilà, un millésime de plus dans les cuves … et celui-ci est pour nous, tout à fait particulier, c’est le premier qui sera labellisé « bio » , une grande avancée pour nous et nos clients.
Même s’il y a plus de 10 ans que nos sols n’ont pas vu désherbants, il y a maintenant uniquement des produits naturels qui nous servent à soigner nos vignes et raisons.
Nous avons commencé les vendanges à une date très inhabituelle, le 24 aout ! d’habitude nous terminons nos vacances d’été à ces périodes. Mais la sécheresse de l’été nous a bousculé et les raisins ont mûris prématurément par manque d’eau. Le fameux « orage du mois d’aout » nous a fait défaut. Conséquence une récolte très faible en quantité, des baies petites assez peu juteuses, une concentration au contraire très élevée et une richesse d’arômes plus intense que jamais.
Le millésime 2025 en vallée du Rhône sera rare et excellent.
Le temps a été clément, une météo douce et adaptée, pas trop de vent, un froid vif pendant trois semaines en septembre nous a autorisé une vendange mûre rentrée dans d’excellentes conditions sanitaires.
Notre base de vinification est riche, nous avons pu travailler les remontages et délestage avec une intensité inhabituelle pour faire ressortir les arômes tout en rondeur.
Le rosé est amylique à souhait, vif et sensuel, un petit goût de bonbon anglais, délicat ; les rouges de SABLET et Séguret sont soyeux, aromatiques, ronds, fruités, comme nous les aimons.
Gigondas, récoltés fin septembre avec une équipe de choc de vendangeurs suédois venus nous prêter main forte, est encore plus intense que d’habitude et permet d’espérer un nectar « full body », tout en restant fin et délicat qui pourra ravir nos palais et rester en cave quelques années pour se bonifier et enchanter les prochaines années.
Corentin y a passé ses jours et ses nuits, souhaitons que son piano ne lui en veuille pas trop ! c’est une autre forme d’art, très exigeant également et qui nécessite un investissement total , incontrôlable, mais comme nous le rappelle le dicton, « quand on aime, on ne compte pas ! ».
Mais « chut !!! » la « malo » est encore en cours sous bonne garde , la cave bruisse de ses derniers frissons , laissons la nature peaufiner son chef d’œuvre .







